jeudi 10 novembre 2016

Les persécutions doivent cesser - Solidarité avec les femes kurdes


La répression du gouvernement d’Erdogan contre les démocrates s’est encore durcie ces dernières semaines. Le peuple Kurde est pris pour cible une fois de plus par le dictateur. Les faits sont révoltants : plus de 123 personnes brûlées vives dans des sous-sols dont les corps (notamment des femmes et d’enfants) ont été laissés dans la rue après des exécutions publiques et ce afin de semer encore plus la terreur dans la population.

Alors que le monde entier reconnait la place que prend le mouvement kurde en première ligne de la lutte contre Daesh, le pouvoir turc stigmatise et harcele les populations kurdes en Turquie. Pas moins de 30 maires ont été destitué.e.s, 50 député.e.s ont vu leur immunité parlementaire levée et 12 d’entre eux et elles, dont les co-présidents Selehattin Demirtas et Figen Yuksekdag, ont été arrêté.e.s le 3 novembre dernier.

Ces agressions n’ont qu’un but : détruire les mouvements kurdes, victimes de la haine du gouvernement fascisant d’Erdogan.

Les femmes kurdes sont souvent citées en exemple pour leur engagement en termes d’égalité avec une parité stricte dans leurs instances électives et un travail de fond pour que leur révolution politique soit intimement liée avec une révolution sociale au sein de leurs propres structures. Leur lutte exemplaire contre les terroristes de Daesh fait d’elles une des lignes de front les plus importantes dans la lutte contre l’Etat Islamique. Aujourd’hui elles ont besoin de notre aide contre un gouvernement qui voudrait les voir disparaître.

L’Union Européenne et les Nations Unies doivent prendre leurs responsabilités pour que ces persécutions envers les démocrates turques cessent immédiatement et en particulier la repression contre le peuple kurde.

SOUTIEN TOTAL AUX FEMMES KURDES ET AU PEUPLE KURDE EN LUTTE POUR LA LIBERTE LA JUSTICE ET L’EGALITE !

vendredi 4 novembre 2016

Appel au rassemblement samedi 5 novembre devant le Consulat de Turquie à Lyon

Femmes solidaires du Rhône se joint aux organisations appelant au rassemblement à Lyon demain samedi 5 novembre à 14h devant le Consulat de Turquie, 87 rue de Sèze, 69006 Lyon.

Nous vous remercions de faire circuler cette information.

vendredi 21 octobre 2016

Soutien à Ayele !

Femmes solidaires se joint à l’appel lancé par la CGT pour un rassemblement de soutien à Ayele, dont les conditions de travail déplorables ont causé un arrêt prématuré de la grossesse et qui a été licenciée peu après par sa direction.

Venez nombreux-ses le 27 octobre à 14h30 au 171 boulevard Paul Vaillant-Couturier à La Courneuve ! Le droit du travail doit s’appliquer partout et pour toutes !

Femmes solidaires encourage également à signer la pétition de la CGT dont voici le texte complet :

"LICENCIEE POUR AVOIR PERDU SON BEBE
Ayele a 33 ans. Elle est caissière. Le 8 juin 2016, à 4 mois et demi de grossesse, elle rompt la poche des eaux au travail, en portant une pastèque sur le tapis de caisse. Les pompiers l’amènent immédiatement à l’hôpital. Pendant 5 jours, elle garde l’espoir de sauver son bébé mais un début d’infection oblige le corps médical à interrompre cette grossesse très désirée.
Son employeur, Marché O’Frais, est un supermarché de La Courneuve, spécialisé dans les dates limite de consommation. Les conditions de travail des caissières y sont particulièrement difficiles : vidéo-surveillance permanente, infantilisation par les responsables de caisse, isolement et pression au rendement.
Ayele a continué à travailler, malgré l’épuisement dû à ses conditions de travail, parce qu’elle avait besoin de son CDI pour que son enfant naisse dans un vrai logement. Elle a travaillé debout et toujours plus vite, pour répondre aux injonctions de sa responsable de caisse et de sa directrice Et comme elle était épuisée, comme elle le savait, elle a prévenu son employeur, en lui remettant un certificat de grossesse. La direction de Marché O’Frais a-t-elle alors aménagé le poste de travail d’Ayele, pour remplir son obligation de sécurité ? Absolument pas. Ayele a continué à travailler vite, toujours plus vite, sous la surveillance déstabilisante des caméras vidéo au-dessus des caisses et des vigiles de la société sous-traitante, jusqu’à l’accident de travail, fatal pour son bébé.
Et à peine un mois après son retour au travail, la direction la licencie sous prétexte d’erreurs de caisse. Au cours de l’entretien préalable, la directrice générale du magasin a dit explicitement qu’elle ne supportait pas que sa responsabilité dans la survenue de l’accident, soit questionnée au travers des questions des délégués du
personnel. Elle a ajouté que c’était « SON entreprise ».
Le droit de propriété autorise-t-il de telles atteintes à la vie des femmes salariées ? La maternité est un droit, pas une faute professionnelle et l’employeur a des obligations vis-à-vis de tout-e salarié-e. L’une d’elles est l’obligation de protection de la santé et de la sécurité des salarié-e-s définie par l’article L4121-1du Code du Travail.
Nous, signataires de la pétition, exigeons
- La réintégration immédiate d’Ayele à son poste de travail.
- Que la responsabilité de la direction par rapport à l’accident du travail d’Ayele fasse l’objet d’une enquête.
- Au cas où des responsabilités seraient établies, nous demandons au procureur de la République d’engager des poursuites envers les responsables de l’accident.
- L’inclusion dans le Code du Travail d’un article stipulant qu’une femme enceinte ne doit pas porter plus de 5 kilos de charge, dès lors que l’employeur est averti de son état de grossesse."

vendredi 30 septembre 2016

Rassemblement dimanche 2 octobre à 18h en soutien aux Polonaises #CzarnyProtest

Les féministes polonaises appellent à de larges mobilisations pour les soutenir : parce que rien n’est acquis en Pologne comme ailleurs, continuons fières et combatives les luttes féministes !

Rassemblement
Dimanche 2 octobre 2016 à 18h
Place des Terreaux

Apportez vos pancartes avec vos mots de soutien pour les Polonaises !
Venez avec vos vieux cintres pour faire un arbre à cintres !
L'association ASTRA demande de se mobiliser sur les réseaux sociaux en publiant des photos avec un cintre ou avec un panneau "Solidarity with Polish Women".
N'oubliez pas le hashtag #ODZYSKACWYBOR ("revendiquer son choix" en Polonais)

Collectif de Défense de l’IVG dans le Rhône : Le Planning Familial 69, Ligue des Droits de l’Homme, Femmes solidaires du Rhône, Femmes Egalité, ProfessionnelLEs des centres IVG, SUD Santé Sociaux, SUD éducation, Union Syndicale Solidaires Rhône, USDSAS CGT, Coordination CGT‑HCL, Cabiria , NPA 69, CGA, Parti de Gauche, Ensemble, Alternative Libertaire.

Non à la remise en cause de l’avortement - Solidarité avec les Polonaises

Communiqué du Collectif de Défense de l’IVG dans le Rhône
 
Laissez nos ovaires tranquilles !
Droit à l’avortement : Femmes de Pologne, d’Espagne, de France et d’ailleurs, unies dans le même combat !
 
Confortées par l’arrivée au pouvoir du parti ultra-conservateur Droit et Justice (PIS), l’Eglise polonaise et les organisations anti-choix lancent une bataille pour durcir la législation encadrant l’avortement dans le pays qui connaît déjà les lois les plus restrictives en la matière en Europe.

Concrètement, la nouvelle loi augmentera la répression de l’avortement, en portant à 5 ans la peine de prison encourue par les femmes et les médecins qui interrompraient une grossesse. L’avortement sera également interdit en cas de viol, de malformation foetale, ou si la personne est mineure.

Les féministes polonaises appellent à de larges mobilisations dans le maximum de villes européennes pour les soutenir : parce que rien n’est acquis en Pologne comme ailleurs, le Collectif de Défense de l’IVG dans le Rhône souhaite marquer sa solidarité avec les Polonaises et les Polonais et poursuivre le combat féministe pour le droit à disposer de son corps.

Nous nous étions rassemblé.e.s le 11 avril devant le consulat de Pologne. Suite à cette dernière annonce, nous avons décidé de nous rassembler de nouveau pour faire pression sur les dirigeant.e.s polonais.ses et sur nos représentant.e.s français.ses élu.e.s au Parlement européen.

Nous appelons à un nouveau rassemblement dimanche 2 octobre à 18h place des Terreaux.

mercredi 28 septembre 2016

Création du délit d'entrave numérique : un outil de son époque

Mardi 27 septembre, Laurence Rossignol, ministre des Droits des femmes, annonce qu'elle va déposer un amendement dans le cadre de la loi Égalité et citoyenneté qui sera examinée par le Sénat le 4 octobre prochain. Cette disposition législative prévoit d’étendre la notion de délit d'entrave aux sites des militant.e.s anti-ivg qui, sous couvert d’informer, tentent de persuader des femmes de ne pas avorter au cours de leur délai légal de réflexion.

Femmes solidaires, mouvement féministe d'éducation populaire, tient à affirmer son soutien à la ministre dans cette entreprise qui nous rappelle que si le monde change, si les innovations technologiques se succèdent, les pro-vie eux restent absolument mobilisés sur tous les fronts. Ils ne baissent pas la garde et se sont positionnés sur internet et les réseaux sociaux, dès leur création, avec beaucoup d'efficacité, n'hésitant pas à dissimuler leurs positions politiques derrière des sites d'information. En réalité, ne nous trompons pas, il ne s'agit jamais de sites se déclarant médias d'opinion. Les militant.e.s anti-ivg ont quitté les hôpitaux pour entrer directement dans nos salles à manger. Ils ne se mettent plus physiquement devant les femmes mais tentent de les manipuler par le net. Ainsi vont les nouvelles stratégies d'entrave à l’IVG. Soyons donc à la hauteur de la bataille idéologique qui se mène sur la toile.
 
Cet amendement possède deux vertus. Tout d'abord de révéler au grand public la supercherie dont peuvent être victimes des femmes en pleine réflexion face à une décision lourde de conséquences pour elles, leur vie, la maîtrise de leur corps.
D'autre part, cet amendement répond à un problème concret, émanant d'une analyse du terrain : aujourd'hui, internet est pour les femmes, et surtout les plus jeunes femmes, la première porte d'entrée d'information en matière de santé publique, sur un smartphone, une tablette.

Femmes solidaires espère que cet amendement sera adopté par une large majorité dépassant les clivages politiques car il constituera un outil supplémentaire pour les femmes dans leur droit à disposer de leur corps.

Paris, le 27 septembre 2016